Créer une entreprise en Angleterre : Découvrez tous les avantages

Créer une entreprise en Angleterre reste en 2025 l’une des décisions les plus stratégiques pour les entrepreneurs européens malgré le Brexit. Avec 66 millions d’habitants, une fiscalité à 19% sur les sociétés, et un processus d’immatriculation en moins de 24 heures, le Royaume-Uni continue d’attirer plus de 700 000 nouvelles entreprises chaque année.

Mais au-delà de ces chiffres, quels sont les véritables avantages opérationnels pour créer une société anglaise en 2025 ?

Ce guide détaille les 8 raisons majeures qui font du Royaume-Uni une destination privilégiée pour votre expansion internationale, les démarches concrètes auprès du Companies House, et les types de structures juridiques adaptées à votre activité.

Pourquoi créer une entreprise en Angleterre reste stratégique en 2025

Pas le temps ? Obtenez un résumé de l'article :

Le Royaume-Uni post-Brexit : un marché toujours attractif

Contrairement aux idées reçues, créer une entreprise en Angleterre après le Brexit conserve de nombreux avantages stratégiques. Le Royaume-Uni demeure la 6ème puissance économique mondiale avec un PIB de 3 070 milliards de dollars, et Londres maintient sa position de premier centre financier mondial devant New York.

La population britannique de 66 millions d’habitants représente un marché de consommation parmi les plus dynamiques d’Europe, avec un salaire moyen de 31 000£ par an. Cette capacité d’achat élevée combinée à une culture de consommation diversifiée offre des opportunités commerciales dans pratiquement tous les secteurs.

Question 1/5

Quel est votre chiffre d’affaires annuel prévisionnel ?

Question 2/5

Votre activité nécessite-t-elle des transactions internationales ?

Question 3/5

Quelle est votre priorité fiscale ?

Question 4/5

Quel est votre secteur d’activité ?

Question 5/5

Avez-vous besoin de lever des fonds ?

Le Royaume-Uni a signé plus de 70 accords commerciaux post-Brexit, dont l’accord de commerce et de coopération avec l’UE, garantissant des échanges sans quotas ni droits de douane. Votre société anglaise conserve donc un accès privilégié au marché européen de 450 millions de consommateurs, tout en bénéficiant d’une autonomie réglementaire vis-à-vis de Bruxelles.

Un hub international pour le commerce mondial

Le Royaume-Uni fonctionne comme une plaque tournante internationale connectant l’Europe, les Amériques et l’Asie. Sa position géographique stratégique, son fuseau horaire GMT, et sa maîtrise de l’anglais (langue des affaires mondiale) facilitent les opérations commerciales internationales.

Les grandes métropoles britanniques concentrent des infrastructures de classe mondiale : Londres pour la finance et la tech, Manchester pour le digital et le e-commerce, Birmingham pour l’industrie et la logistique, Édimbourg pour les services financiers. Cette densité d’écosystèmes entrepreneuriaux permet aux entreprises de toutes tailles de trouver leurs partenaires, fournisseurs et clients.

La diversité culturelle du Royaume-Uni constitue un atout majeur pour les entreprises internationales. Plus de 300 langues y sont parlées, créant un environnement multiculturel propice aux échanges commerciaux mondiaux.

Les 8 avantages majeurs pour créer son entreprise en Angleterre

1. Une fiscalité compétitive à 19% sur les bénéfices

L’impôt sur les sociétés britannique s’élève à 19% pour toutes les entreprises, quel que soit leur chiffre d’affaires. Ce taux figure parmi les plus compétitifs d’Europe occidentale, bien en dessous du taux français de 25% ou allemand de 30%.

Pour les petites entreprises, le système britannique devient encore plus avantageux grâce aux multiples incitations fiscales disponibles. Le R&D Tax Credit permet de récupérer jusqu’à 33% des dépenses de recherche et développement sous forme de crédit d’impôt ou de remboursement cash.

Le Patent Box regime taxe les bénéfices issus de brevets à seulement 10%, encourageant l’innovation. Les entrepreneurs peuvent également bénéficier de l’Entrepreneurs’ Relief qui réduit l’imposition sur les plus-values de cession d’entreprise à 10% au lieu de 20%.

Comparatif fiscal européen 2025 :

  • Royaume-Uni : 19%
  • France : 25% (15% réduit sous conditions)
  • Allemagne : 30% (taux combiné)
  • Irlande : 12,5% (mais compliance plus complexe)
  • Espagne : 25%

2. Simplicité et rapidité de création : 24 heures chrono

Créer une entreprise en Angleterre via le Companies House ne prend que 12 à 24 heures maximum lorsque toutes les pièces sont réunies. Le processus entièrement digitalisé permet de soumettre votre dossier en ligne sans déplacement physique.

Les documents requis sont minimaux : formulaire IN01 complété, mémorandum et statuts de la société, adresse du siège social au Royaume-Uni, et identité des actionnaires et directeurs. Aucun capital minimum n’est exigé pour une Private Limited Company (Ltd), bien que symboliquement 1£ soit nécessaire.

Les frais d’enregistrement s’élèvent à seulement 12£ pour une demande en ligne standard, ou 40£ pour un traitement le jour même. Cette accessibilité financière contraste avec d’autres juridictions européennes où les frais d’incorporation dépassent facilement 500€.

Une fois l’entreprise enregistrée, vous recevez immédiatement votre numéro d’immatriculation Companies House (Company Registration Number) et pouvez commencer à facturer vos premiers clients dans les 48 heures.

3. Protection juridique via la responsabilité limitée

La structure Limited Company (Ltd) offre une protection totale des actifs personnels des actionnaires contre les dettes et obligations de l’entreprise. Cette séparation juridique entre l’entrepreneur et sa société constitue un bouclier efficace en cas de difficultés financières.

En pratique, si votre Ltd accumule des dettes, les créanciers ne peuvent saisir que les actifs de la société, jamais votre patrimoine personnel (immobilier, comptes bancaires privés, véhicules). Votre responsabilité financière se limite strictement à votre apport en capital.

Le cadre juridique britannique, réputé pour sa stabilité et sa transparence, s’appuie sur la Common Law qui favorise généralement les entrepreneurs et protège les contrats commerciaux. Les tribunaux britanniques sont reconnus mondialement pour leur impartialité et leur efficacité dans le règlement des litiges commerciaux.

Cette protection s’étend également à la propriété intellectuelle : brevets, marques, designs sont strictement protégés par la législation britannique, garantissant que vos innovations restent sécurisées.

4. Accès facilité aux financements et investisseurs

Le Royaume-Uni dispose de l’écosystème de financement le plus développé d’Europe avec plus de 18 milliards de livres investis annuellement dans les startups et scale-ups britanniques. Londres concentre 40% des fonds de capital-risque européens.

Les entrepreneurs qui créent une entreprise en Angleterre peuvent accéder à de multiples sources de financement : business angels via des réseaux comme UK Business Angels Association, fonds de venture capital (Balderton Capital, Index Ventures, Atomico), plateformes de crowdfunding (Crowdcube, Seedrs), et subventions gouvernementales.

Le programme Innovate UK distribue plus de 500 millions de livres par an en subventions R&D pour les entreprises innovantes, sans dilution de capital. Le British Business Bank propose des prêts garantis pour les PME jusqu’à 5 millions de livres avec des taux préférentiels.

Les incubateurs et accélérateurs britanniques (Techstars London, Entrepreneur First, Seedcamp) offrent non seulement des financements seed (20 000£ à 150 000£), mais également du mentoring, des bureaux, et un réseau de contacts inestimable pour accélérer votre croissance.

5. Un marché du travail qualifié et flexible

Le Royaume-Uni possède une main-d’œuvre hautement qualifiée avec plus de 32 millions de travailleurs actifs, dont 14 millions diplômés de l’enseignement supérieur. Les universités britanniques (Oxford, Cambridge, Imperial College, UCL) forment chaque année des talents de classe mondiale dans tous les secteurs.

Le marché du travail britannique se caractérise par sa flexibilité : embauche simplifiée, contrats de travail moins contraignants qu’en France, et période d’essai pouvant aller jusqu’à 2 ans. Cette souplesse permet aux entrepreneurs de constituer rapidement leurs équipes et d’adapter leur masse salariale à leur croissance.

Les secteurs high-tech (fintech, intelligence artificielle, cybersécurité) bénéficient d’un vivier de talents particulièrement dense à Londres, Manchester et Cambridge. Plus de 3 millions de personnes travaillent dans le secteur tech britannique, générant 184 milliards de livres de valeur ajoutée.

Le système de visa britannique Skilled Worker facilite le recrutement international de talents qualifiés hors UE, avec plus de 150 000 visas de travail délivrés annuellement pour combler les besoins des entreprises.

6. Londres : premier centre financier mondial

Créer une entreprise en Angleterre vous donne accès à Londres, 1ère place financière mondiale devant New York dans le Global Financial Centres Index 2024. La City et Canary Wharf concentrent plus de 500 banques internationales, 250 compagnies d’assurance, et des milliers de fonds d’investissement.

Cet écosystème financier ultra-développé facilite considérablement l’accès au capital pour les entreprises britanniques. Les services bancaires professionnels sont hautement compétitifs, avec des néobanques comme Revolut Business, Wise Business, ou Tide qui offrent des comptes professionnels gratuits avec IBAN britannique en moins de 48 heures.

Les services aux entreprises (comptabilité, audit, conseil juridique, marketing) atteignent un niveau d’excellence difficilement égalable ailleurs. Les Big Four (PwC, Deloitte, EY, KPMG) et les cabinets d’avocats prestigieux (Clifford Chance, Allen & Overy) accompagnent les entreprises à tous les stades de développement.

Le marché des changes forex le plus liquide au monde, la profondeur des marchés obligataires, et la présence de toutes les grandes institutions financières internationales font du Royaume-Uni un hub incontournable pour les entreprises financières, fintech, ou tout simplement celles ayant des besoins de trésorerie internationale.

7. Diversité des structures juridiques adaptées à chaque projet

Le système britannique propose 10 types de structures juridiques différentes, permettant à chaque entrepreneur de choisir la forme la mieux adaptée à son projet et ses objectifs :

Limited Company (Ltd) : Structure la plus populaire avec responsabilité limitée, capital minimum de 1£, idéale pour PME et startups. Plus de 4,5 millions de Ltd actives au Royaume-Uni.

Public Limited Company (PLC) : Pour les grandes entreprises cotées en bourse, capital minimum de 50 000£, transparence maximale via obligations de reporting.

Limited Liability Partnership (LLP) : Hybride entre société et partenariat, idéale pour professions libérales (avocats, comptables, consultants), fiscalité pass-through sur les associés.

Branch Company : Extension d’une société étrangère, permet de tester le marché britannique sans créer d’entité distincte, mais responsabilité de la société mère engagée.

Holding Company : Structure de détention d’actifs et participations dans d’autres sociétés, optimisation fiscale sur dividendes et plus-values.

Chaque structure répond à des besoins spécifiques en termes de fiscalité, de gouvernance, et de responsabilité juridique, offrant une flexibilité rare en Europe.

8. Écosystème entrepreneurial dynamique et solidaire

Le Royaume-Uni compte plus de 600 incubateurs et accélérateurs répartis sur tout le territoire, offrant accompagnement, formation, et financement aux entreprises en phase d’amorçage. Des structures comme Tech Nation, The Trampery, ou Barclays Eagle Labs fournissent bureaux, mentoring et réseau gratuitement ou à coût réduit.

Les chambres de commerce britanniques (British Chambers of Commerce) regroupent 52 chambres locales représentant 75 000 entreprises membres. Ces réseaux facilitent les mises en relation B2B, organisent des événements de networking, et fournissent conseils juridiques et commerciaux.

Le gouvernement britannique via le British Business Bank et Innovate UK investit massivement dans le soutien entrepreneurial : programmes de financement, garanties de prêts, crédits d’impôt R&D, zones franches (freeports) avec avantages fiscaux et douaniers.

Les universités britanniques maintiennent des liens étroits avec le monde entrepreneurial via leurs bureaux de transfert technologique qui facilitent la commercialisation de recherches académiques. Cambridge, Oxford et Imperial College ont généré plus de 300 spin-offs valorisées à plusieurs milliards de livres.


Créer une entreprise en Angleterre : processus complet étape par étape

Étape 1 : Choisir le type de société adapté

Avant toute démarche, identifiez la structure juridique correspondant à votre activité et vos objectifs. Pour 95% des entrepreneurs, la Private Limited Company (Ltd) représente le meilleur choix grâce à sa simplicité, sa flexibilité et sa protection juridique.

Critères de sélection :

  • Ltd : PME, startups, e-commerce, consulting (capital minimum 1£)
  • LLP : Partenariats professionnels, cabinets de conseil (fiscalité pass-through)
  • PLC : Grandes entreprises avec projet de cotation (capital minimum 50 000£)
  • Branch : Test de marché sans créer entité distincte (responsabilité société mère)
  • Sole Trader : Auto-entrepreneuriat simple (responsabilité illimitée)

Étape 2 : Préparer les documents et informations obligatoires

Rassemblez les éléments nécessaires à l’enregistrement auprès du Companies House :

Informations société :

  • Nom de la société (vérifier disponibilité sur Companies House)
  • Adresse du siège social britannique (registered office address)
  • Nature de l’activité (SIC code)
  • Capital social et répartition des parts

Directeurs et actionnaires :

  • Identité complète de tous les directors (minimum 1)
  • Identité des shareholders et pourcentage de détention
  • Identification des Persons with Significant Control (PSC) détenant plus de 25%

Documents statutaires :

  • Memorandum of Association
  • Articles of Association (statuts)

Ces documents peuvent être préparés via des modèles standards disponibles gratuitement sur le site du Companies House, ou via un agent spécialisé.

Étape 3 : Enregistrement au Companies House en ligne

Soumettez votre dossier de création sur le portail officiel Companies House via le formulaire IN01. Le processus entièrement digitalisé prend 15 à 30 minutes pour un dossier bien préparé.

Coûts d’enregistrement :

  • Enregistrement standard (24h) : 12£
  • Enregistrement same-day : 40£

Une fois la demande validée, vous recevez par email :

  • Certificate of Incorporation (certificat d’immatriculation)
  • Company Registration Number (numéro d’identification unique à 8 chiffres)

Ce certificat fait juridiquement exister votre société britannique et vous permet de commencer à opérer immédiatement.

Étape 4 : Obtenir un numéro fiscal HMRC

Enregistrez votre entreprise auprès du HM Revenue & Customs (HMRC) pour obtenir votre Corporation Tax reference et être en règle fiscalement. Cette démarche doit être effectuée dans les 3 mois suivant le début d’activité.

Vous devrez également :

  • Vous inscrire à la TVA si votre chiffre d’affaires dépasse 85 000£ par an
  • Enregistrer votre système PAYE si vous employez des salariés
  • Configurer votre déclaration d’impôt sur les sociétés (Corporation Tax)

Le numéro fiscal HMRC est envoyé par courrier sous 10 à 15 jours ouvrés à l’adresse du siège social.

Étape 5 : Ouvrir un compte bancaire professionnel britannique

Ouvrez un compte bancaire professionnel au nom de votre Ltd pour séparer finances personnelles et professionnelles. Deux options s’offrent à vous :

Banques traditionnelles (HSBC, Barclays, NatWest) :

  • Crédibilité maximale
  • Services complets (découvert, crédit professionnel)
  • Délais d’ouverture : 2 à 4 semaines
  • Frais mensuels : 5£ à 25£

Néobanques (Revolut Business, Wise, Tide) :

  • Ouverture en 48h à 5 jours
  • 100% digital
  • Frais réduits ou gratuits
  • Multi-devises inclus

Documents requis : Certificate of Incorporation, proof of address du siège social, identité des directors, statuts de la société.

Étape 6 : Mise en conformité administrative continue

Une fois votre société créée, respectez les obligations légales annuelles :

Confirmation Statement : Déposer annuellement au Companies House la mise à jour des informations société (13£)

Annual Accounts : Soumettre les comptes annuels audités dans les 9 mois suivant la clôture de l’exercice

Corporation Tax Return : Déclarer vos bénéfices et payer l’impôt sur les sociétés dans les 12 mois après la clôture

Le non-respect de ces obligations entraîne des amendes de 150£ à 1 500£ et peut conduire à la radiation de la société.


Système fiscal britannique : ce qu’il faut savoir

Impôt sur les sociétés (Corporation Tax) : 19%

Toutes les sociétés britanniques paient l’impôt sur les sociétés au taux unique de 19% sur leurs bénéfices nets annuels. Ce taux s’applique quel que soit le chiffre d’affaires, simplifiant considérablement la fiscalité par rapport à la France avec ses multiples taux.

La déclaration fiscale (Corporation Tax Return) doit être déposée dans les 12 mois suivant la fin de l’exercice comptable. Le paiement de l’impôt intervient 9 mois et 1 jour après la clôture de l’exercice.

Les petites entreprises bénéficient d’un délai de paiement plus souple et peuvent opter pour des paiements trimestriels si leur bénéfice dépasse 1,5 million de livres.

TVA britannique (VAT) : 20% standard

La TVA britannique (Value Added Tax) s’applique au taux standard de 20% sur la majorité des biens et services. Certains produits bénéficient de taux réduits :

  • 5% : énergie domestique, certains travaux de rénovation
  • 0% : alimentation de base, livres, journaux, vêtements enfants

L’enregistrement à la TVA devient obligatoire lorsque votre chiffre d’affaires annuel dépasse 85 000£. Vous pouvez toutefois vous enregistrer volontairement en dessous de ce seuil pour récupérer la TVA sur vos achats professionnels.

Les déclarations de TVA sont soumises trimestriellement via le système Making Tax Digital (MTD), qui impose l’utilisation d’un logiciel comptable compatible.

Incitations fiscales pour entreprises innovantes

Le Royaume-Uni propose plusieurs crédits d’impôt majeurs pour encourager l’innovation :

R&D Tax Credits : Les entreprises investissant dans la recherche et développement peuvent récupérer jusqu’à 33% de leurs dépenses éligibles. Pour une PME dépensant 100 000£ en R&D, le crédit d’impôt atteint 33 000£ remboursables en cash même si l’entreprise est déficitaire.

Patent Box : Les bénéfices issus de l’exploitation de brevets sont imposés à seulement 10% au lieu de 19%, encourageant la commercialisation d’innovations brevetées.

Capital Allowances : Déduction fiscale accélérée permettant d’amortir jusqu’à 100% du coût des équipements et machines l’année d’acquisition, optimisant significativement votre charge fiscale initiale.

Ces dispositifs rendent la fiscalité britannique encore plus attractive pour les entreprises tech, industrielles, ou innovantes.


Secteurs les plus dynamiques pour créer une entreprise en Angleterre

Fintech et services financiers

Londres concentre plus de 1 600 entreprises fintech, soit 10% du secteur mondial, générant 11 milliards de livres de revenus annuels. Le quartier de Canary Wharf et le corridor Tech City (Shoreditch) hébergent des licornes comme Revolut, Wise, Monzo, et des centaines de startups innovantes.

Le cadre réglementaire britannique via la Financial Conduct Authority (FCA) favorise l’innovation avec des programmes de sandbox permettant de tester de nouveaux produits financiers dans un environnement sécurisé. Plus de 50 banques challenger ont obtenu leur licence bancaire complète ces 5 dernières années.

Les opportunités couvrent tous les segments : paiements digitaux, néobanques, lending, crypto-actifs, insurtech, wealthtech, regtech. L’écosystème financier londonien offre un accès incomparable aux investisseurs, talents, et clients entreprises.

Technologies et intelligence artificielle

Le Royaume-Uni investit plus de 3 milliards de livres annuellement dans l’IA, positionnant le pays comme leader européen. Des clusters tech se sont développés à Cambridge (hardware et deeptech), Oxford (biotech et IA), Manchester (cybersécurité), et Édimbourg (fintech et data).

Le secteur tech britannique emploie 3 millions de personnes et a attiré 24 milliards de livres d’investissements en 2023. Des géants comme Google, Amazon, Microsoft, et Meta maintiennent des centres R&D majeurs à Londres, créant un écosystème fertile pour les startups tech.

Les universités britanniques produisent chaque année plus de 50 000 diplômés en informatique et ingénierie, alimentant le vivier de talents techniques. Le gouvernement soutient activement le secteur via des visa tech facilitant le recrutement international.

E-commerce et retail digital

Le marché britannique du e-commerce pèse 180 milliards de livres, soit 28% du retail total, plaçant le UK comme le marché online le plus mature d’Europe. Les consommateurs britanniques dépensent en moyenne 5 500£ par an en achats en ligne.

L’infrastructure logistique exceptionnelle (Amazon FBA UK, DHL, Royal Mail), les plateformes de paiement performantes (Stripe, GoCardless), et la culture d’achat digital facilitent considérablement le lancement d’activités e-commerce depuis le Royaume-Uni.

Les opportunités couvrent le D2C (direct-to-consumer), les marketplaces verticalisées, le social commerce, et le live shopping. Les marques britanniques bénéficient d’une excellente réputation de qualité facilitant l’export vers Europe et USA.

Services professionnels et consulting

Le Royaume-Uni concentre le plus grand marché européen de services aux entreprises avec un chiffre d’affaires de 275 milliards de livres. Les entreprises de consulting, audit, juridique, marketing, et RH prolifèrent grâce à la densité d’entreprises clientes et à la culture entrepreneuriale.

La structure LLP (Limited Liability Partnership) offre un cadre juridique parfaitement adapté aux cabinets de consultants et professions libérales. Plus de 60 000 LLP sont actives au Royaume-Uni dans le conseil stratégique, la transformation digitale, et le coaching exécutif.

La langue anglaise et le rayonnement international britannique permettent aux consultants basés au UK de servir des clients dans le monde entier, particulièrement en Europe, Moyen-Orient et Afrique.


Inconvénients et points de vigilance

Coûts opérationnels élevés dans les grandes villes

Londres se classe parmi les villes les plus chères d’Europe pour opérer une entreprise. Les loyers de bureaux atteignent 1 000£ à 1 500£ par m² par an dans les quartiers centraux (City, Westminster, Canary Wharf). Une entreprise de 10 personnes peut facilement dépenser 50 000£ à 100 000£ annuellement uniquement en loyer.

Les salaires britanniques, particulièrement dans le secteur tech, sont également élevés : un développeur senior coûte 60 000£ à 90 000£ par an, un marketeur expérimenté 45 000£ à 70 000£. Ces coûts doivent être anticipés dans votre business plan.

Solution : Privilégiez Manchester, Birmingham, Bristol, ou Leeds où les coûts sont 40% à 60% inférieurs à Londres tout en conservant accès à un bon vivier de talents. Le télétravail généralisé permet également d’embaucher partout au UK à des salaires plus compétitifs.

Complexité de la conformité réglementaire

Le système britannique impose des obligations déclaratives strictes : Confirmation Statement annuelle, comptes audités, déclaration d’impôt société, registre PSC (Persons with Significant Control) à jour, conformité GDPR pour données personnelles.

Le non-respect entraîne des pénalités financières (150£ à 1 500£ par infraction) et peut conduire à la radiation de votre société. Les directeurs peuvent également être tenus personnellement responsables en cas de manquements graves.

Solution : Externalisez votre comptabilité et conformité dès le départ auprès d’un cabinet spécialisé (coût : 100£ à 500£ par mois selon taille entreprise). Des services comme Incorporation.fr proposent des packages complets incluant création, comptabilité, et déclarations obligatoires.

Incertitudes post-Brexit sur certains secteurs

Malgré l’accord commercial UE-UK, certains secteurs font face à des frictions administratives accrues : douanes sur marchandises physiques, contrôles vétérinaires et phytosanitaires renforcés, fin du passeport financier pour services financiers vers UE.

Les entreprises exportant des biens physiques vers l’UE doivent gérer des déclarations douanières, des certificats d’origine, et parfois des normes de conformité distinctes UK vs UE. Ces contraintes ajoutent coûts et complexité logistique.

Solution : Pour les activités nécessitant un accès réglementaire UE (services financiers, vente de produits réglementés), envisagez une structure hybride UK + filiale UE (Irlande, Pays-Bas) combinant avantages britanniques et accès au marché unique européen.


FAQ – Questions fréquentes sur la création d’entreprise en Angleterre

Peut-on créer une entreprise en Angleterre en étant non-résident ?

Oui, aucune obligation de résidence britannique n’existe pour créer et diriger une Ltd. Vous pouvez être directeur et actionnaire unique tout en résidant en France, Belgique, ou ailleurs. Seule obligation : désigner une adresse de siège social britannique (peut être une domiciliation commerciale).

Quel est le coût total pour créer une Ltd en Angleterre ?

Budget minimal : 12£ (enregistrement Companies House) + 30£ à 100£ (domiciliation annuelle) + 0£ à 200£ (compte bancaire néobanque) = environ 50£ à 300£. Avec accompagnement professionnel : 500£ à 1 000£ incluant tous les services.

Dois-je me déplacer en Angleterre pour créer ma société ?

Non, tout le processus peut être réalisé 100% à distance via internet. Companies House, banques digitales, et agents spécialisés permettent une création sans aucun déplacement physique. Un voyage peut toutefois être utile pour ouvrir un compte bancaire traditionnel ou rencontrer partenaires.

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